Nom de la radio 
« NRJ » est initialement le sigle de « Nouvelle radio jeune »[1],[2] ou « Nouvelle radio des jeunes »[3] ou « Nouvelle radio jeunesse »[4], devenu l'allographe d'« Énergie »[5] ;
d'ailleurs la radio est aujourd'hui, dans les autres pays d'Europe où
elle est implantée, aussi appelée « Energy » (anglais pour « Énergie »).
Historique
Revenant des États-Unis où il fit des études de commerce, Jean-Paul
Baudecroux profite de l'élection de François Mitterrand en 1981
pour créer sa radio libre. Ces dernières ne sont plus brouillées depuis
le changement de majorité, et Baudecroux y voit l'occasion d'en faire
une affaire rentable, bien que la publicité soit à cette époque
interdite sur les nouvelles radios FM.
Après l'idée d'une radio pour les femmes, Baudecroux opte finalement
pour une radio musicale pour les jeunes, et fonde ainsi NRJ (pour
Nouvelle Radio des Jeunes). Il installe ses studios dans une chambre de
bonne minuscule près des Buttes Chaumont au métro Télégraphe dans le XXe arrondissement, endroit de haute altitude, stratégique pour couvrir tout Paris sur 92,0 Mhz.
NRJ, au statut associatif, comme toutes les radios libres avant
1984, est dirigée jusqu'à l'arrivée de la pub sur les ondes de la fm
(1984) par Jean-Pierre d'Amico.Les
animateurs sont bénévoles. Dès le début, NRJ entend se démarquer de ses
concurrentes. Pour cela, elle concentre ses efforts sur deux points
essentiels : la qualité du son et la programmation musicale. Alors que
beaucoup de ses concurrentes ne sont audibles que dans certains
quartiers de la capitale, NRJ réussit à arroser une large zone. De
plus, les disques diffusés à l'antenne doivent impérativement être
approuvés par Jean Pierre d'Amico- cela permet d'avoir une homogénéité
de programme.
Grâce à cette stratégie, NRJ devient l'une des radios libres parisiennes les plus populaires, aux côtés de Radio Show et RFM.
Si la publicité est officiellement interdite, la radio ne manque pas de
détourner la loi, en diffusant notamment de la publicité clandestine.
Max Guazzini, encore avocat, gérait les affaires juridiques
courantes. Ce n'est qu'après l'officialisation de la publicité sur la
bande fm (1984) que Nrj se structure en prenant des bureaux à l'avenue
d'Iéna. C'est à ce moment là que Jean Paul Baudrecroux apparaît
réellement et reprend les commandes du navire, il décide de se séparer
de Jean Pierre d'Amico. Les animateurs bénévoles, qui comprennent que
la radio commence à faire du chiffre d'affaires, ne tardent pas à
réclamer un salaire (une journée de grève a même lieu, avec messages à
l'antenne). Cela devient encore plus légitime à partir de l'été 1984 où
François Mitterrand autorise la publicité sur les radios FM : NRJ
quitte alors son statut associatif pour devenir une véritable
entreprise commerciale. Les animateurs commencent à recevoir un salaire
et plusieurs d'entre eux sont renouvelés.
Max Guazzini, toujours avocat, renonce enfin à sa robe pour devenir directeur général de la station.
Décembre 1984 :
NRJ, ainsi que cinq autres radios parisiennes (95.2 dirigée par Benoit
Clair et Robert Namias, Radio Libertaire, la Voix du Lézard, Radio
Solidarité et TSF 93), sont suspendues le 4 décembre par la Haute Autorité de la communication audiovisuelle
car elles ne respectent pas leurs conditions d'émission. NRJ, la plus
touchée par cette mesure et la plus écoutée (1,2 million d'auditeurs),
écope d'un mois d'arrêt ; 95.2 a quinze jours de suspension, et les
quatre autres ont en moyenne douze jours de suspension. Il y a deux
motifs : un non-respect des fréquences et surtout une puissance
d'émission excessive qui perturberait notamment les liaisons radios des
pompiers et des avions, selon la Haute Autorité de la communication audiovisuelle,
qui dit frapper d'abord les radios les plus écoutées car elles seraient
celles qui enfreignent le plus les règles, et pour éviter qu'on
l'accuse de s'attaquer d'abord aux petites radios. NRJ est notamment
accusée d'émettre avec une puissance démesurée (au-delà des 500 W
autorisés, ce qui brouille France Culture et France Musique). Jean-Paul Baudecroux
s'étonne que depuis trois ans et demi que les radios libres émettent,
ces mesures de suspension, jugées aujourd'hui indispensables, n'aient
pas été mises en œuvre plus tôt. Malgré la suspension des radios, les
émissions continuent. NRJ organise alors une grande manifestation : à
l'aide d'une agence de publicité et de plusieurs stars dont Dalida,
elle appelle ses auditeurs à descendre dans la rue. La manifestation
est un énorme succès, rend encore plus populaire NRJ et contraint le
pouvoir à suspendre ses sanctions.
Forte de son succès (elle est donnée première de toutes les radios
libres à Paris), la radio finit par quitter ses minuscules studios pour
un vaste appartement au 39 avenue d'Iéna. Au milieu des années 1990, elle déménagera une nouvelle fois au 22 rue Boileau.
NRJ est l'une des premières radios à se constituer un réseau de
radios locales franchisées NRJ en province. Bien que la diffusion par
satellite soit encore inexistante (chaque radio réalisant ses propres
programmes), elle permet de faire connaître la marque NRJ au reste de
la France.
Le 2 octobre 1985, coup de théâtre : 6 stations de province
franchisées NRJ (Nancy, Montpellier, Bordeaux, Carcassonne, Toulouse,
et Grenoble)
quittent soudainement le réseau pour créer le leur : le réseau FUN. Ce
putsch, dirigé par Éric Péchadre et Pierre Lattès, deux cadres d'NRJ,
ainsi que de Jean-Baptiste Blanchemain, directeur d'NRJ Montpellier,
fait prendre conscience à la direction qu'il lui faut protéger son
réseau. Désormais, elle s'assurera plus efficacement de la fidélité de
ses radios. De plus, elle s'intéresse de plus en plus à leur ligne
éditoriale : des membres d'NRJ sont envoyés en province pour épurer la
discothèque des radios des disques un peu trop folkloriques, et impose
petit à petit une couleur musicale NRJ.
Vers 1986,
la diffusion par satellite s'installe. Les radios locales de province
deviennent des relais du programme parisien, tout en conservant
quelques heures de programme local chaque jour. La diffusion de la
publicité à l'échelle nationale devient possible, et la qualité et
l'uniformité des programmes en province est désormais assurée à la
direction parisienne.
Ces années 1980 constituent « les grandes années NRJ » dans la
mémoire des auditeurs. Elle rassemblent une bande d'animateurs ayant
une grande liberté de ton, des habillages spécifiques pour chacun
d'eux, des passages d'antenne mémorables entre les animateurs. On
citera Marc Scalia et son Starmatch, Serge Repp, Dominique Duforest (dit « Dodo »), ou encore Mitsou (NRJ), Jean-Marc Laurent (qui partira ensuite à la télévision), Éric Perrin,
journaliste, et même un passage de Daniela Lumbroso. Malgré cette
grande liberté de ton, la radio veille à un maximum de
professionnalisme.
Au fur et à mesure des années, l'ensemble des radios FM se
professionnalise. La concurrence entre réseaux devient de plus en plus
forte, les plus faibles disparaissent. NRJ devient elle aussi de plus
en plus formatée. Les animateurs, de plus en plus bridés, perdent en
personnalité. Le programme musical est de plus en plus dicté par les
enquêtes marketing. Parallèlement à ça, NRJ connaît toujours un
accroissement de son audience, à mettre au compte également du
développement spectaculaire de son réseau, de ses méthodes de
communication.
Très tôt, NRJ a tenté de développer un groupe radiophonique. Dès
1987, elle rachète la radio parisienne Gilda pour créer le programme
Chérie FM. En 1989, c'est le réseau Pacific FM qui est racheté. Alors que le réseau de province est repris pour diffuser Chérie FM, la fréquence parisienne de Pacific FM
sert à créer une troisième radio : Rire et Chansons. Cependant, ce
réseau ne pourra être véritablement développé en province qu'à partir
de 1996, le CSA ayant jusque-là freiné au maximum le développement des
grands groupes radiophoniques. Enfin, NRJ a racheté Nostalgie en 1998,
et a tenté vainement de prendre possession de RMC, mais fut empêché par
la loi anti-concentration des médias.
En 1991,
NRJ entre en bourse, symbole d'une réussite spectaculaire et inégalée
au sein des radios libres. Elle a su s'imposer en prenant compte des
besoins des auditeurs, mais aussi grâce à des méthodes commerciales,
toujours plus ou moins à la frontière de la loi : diffusion de la
publicité avant l'heure, rachat de radios locales pour la constitution
de ses réseaux... Elle a aujourd'hui une dimension européenne, ayant
réussi à s'implanter en Belgique, Suisse, Autriche, Allemagne,
Danemark, Finlande, Suède et Norvège.
18 novembre 2002 : suite à l'intégration des 13-14 ans dans les
enquêtes radio de Médiamétrie, NRJ devient première radio de France en
audience cumulée, dépassant RTL
qui dominait le classement depuis vingt-deux ans. Outre la concurrence
entre ces deux stations, c'est une petite révolution au sein du monde
radiophonique, qui voit les radios musicales supplanter progressivement
les radios généralistes. Les fameuses radios libres, nées vingt ans
auparavant sur la FM, ont désormais confirmé qu'elles ont bel et bien
fait leur place dans le paysage radiophonique français, devenu très
concurrentiel. Une vraie difficulté pour les radios généralistes, dont
les coûts de fonctionnement sont très importants, notamment du fait de
la taille de leur rédaction.
En 2004, Max Guazzini quitte le navire NRJ pour se consacrer à plein temps à la direction du stade français de rugby.
Depuis la rentrée 2006, neuf grandes villes (plus Paris
depuis quelques années) bénéficient d'un décrochage local 24h/24h et
7j/7 notamment grâce à la prononciation de la ville en question dans
les nouveaux jingles. Les identifs nationaux sont remplacés en local
par des Speaks « identifs » diffusés quatre fois par heure (les
identifs sont diffusés dans les programmes 100% musicaux de la station).
Depuis le 6 juin 2006, NRJ a commencée d'émettre au Liban.
De 2005 à janvier 2007, c'est Roberto Ciurleo qui dirige l'antenne d'NRJ.
Le 26 août 2007 Better days revient, dix ans après la création de l'émission, et trois ans après son arrêt.
Le 1 mars 2008,
la marque change de logo et actualise celui qu'elle n'a pas changé
depuis une vingtaine d'années. Bruno Guillon et Camille Combal du 6/9
partent sur Virgin Radio à la rentrée 2008.
Mi-septembre 2008, 4 nouvelles webradios sont lancées : NRJ Nouveautés, NRJ All French, NRJ Electro, NRJ Tech
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